Ilétait une fois dans l'Ouest est un film de Sergio Leone sorti en 1968. Ce film est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du genre western spaghetti qui a permis un renouveau du western. Alors qu'il prépare une fête pour l'arrivée de sa femme qu'il a épousée un mois plus tôt à La Nouvelle-Orléans, Bet McBain est tué avec ses trois enfants par Frank et ses complices. Jill Dhabitude, je suis pas très branché Western mais j'ai beaucoup aimé Il était une fois dans l'Ouest; les acteurs, la musique, l'histoire, les dialogues, les personnages, la lumière, enfin tout est presque parfait. L'utilisation des bruits Lamusique d’Ennio Morricone, la mise en scène de Sergio Leone, Henry Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale Il était une fois dans l’Ouest reste un film énorme. Toutsavoir sur la BO de Il était une fois dans l'Ouest / - C'era una volta il West , musique composée par Ennio Morricone • Calendrier films & séries • Interviews • Sorties de B.O • Coups de coeur • Répertoires • Critiques de B.O • Actus • Podcasts • Cannes 2022 Ilétait une fois dans l'ouest. Ennio Morricone (Compositeur) Bande originale de film (Genre) CD album Paru le 17 juin 2003. 4. 5 avis - 5 Filmdocumentaire. Venez rencontrer les cowboys français du marais poitevin. Venez rencontrer les cowboys français du marais poitevin. Il était une fois dans l'Ouest du Poitou - Home Découvrezles 119 disques en vente de l'album Il etait une fois dans l ouest de Ennio Morricone sur CDandLP au format Vinyle et CD ParamountPictures. Après la « Trilogie du dollar », Sergio Leone est à un tournant de sa carrière. En 1968, il réalise de nouveau un western avec ll était une fois dans l’Ouest, diffusé ce dimanche 26 avril sur Paris Première à 23h25.Mais tout en perpétuant sa veine parodique, Leone transforme les fondements de son cinéma pour aboutir à un chef-d’oeuvre HenryFonda, Claudia Cardinale , Sergio Leone, Charles Bronson et Jason Robards. "Il était une fois dans l'Ouest" de Sergio Leone. 1968. Girardot. Musique. Claudia Cardinale. Blake Edwards. Marcello Mastroianni. Gina Lollobrigida. Claudia Cardinale, Once Upon a Time in the West, 1968. Parolesde Il Était Une Fois Dans l'Ouest (Thème)Ennio Morricone. Paroles de Il Était Une Fois Dans l'Ouest (Thème) Ennio Morricone. Qand le soleil va ce perdre a l'horizon. Tout mes souvenir me font grandir encore. Et pret de ma toute petite maison. Je pleurerée toujour de plus en plus fort. Un jour tu comprendra. Que malgrer ton absence. wHY4Cst. regarder 0140 The Sandman Will Keep You Awake - The Loop Il était une fois dans l'Ouest est un film de Sergio Leone sorti en 1968. Ce film est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du genre western spaghetti qui a permis un renouveau du western. Synopsis[] Alors qu'il prépare une fête pour l'arrivée de sa femme qu'il a épousée un mois plus tôt à La Nouvelle-Orléans, Bet McBain est tué avec ses trois enfants par Frank et ses complices. Jill McBain hérite alors des terres de son mari, convoitées par Morton, le commanditaire du meurtre. Mais les soupçons se portent sur un hors-la-loi, le Cheyenne… Ce dernier, ainsi qu'Harmonica, un étranger qui semble avoir quelque chose à régler avec Frank, partiront régler leurs comptes. Il était une fois dans l'Ouest est un film dont l'action se passe lors de la conquête de l'ouest américain. Il tourne autour de la construction du chemin de fer et met en scène divers personnages représentatifs des westerns classiques pour mieux les détourner. Sergio Leone en fait une œuvre imposante et personnelle, ce qui serait la raison de son échec commercial aux contrairement à l'Europe qui lui a fait un triomphe. Claudia Cardinale hérite d'un rôle de tenancière au grand cœur, Jason Robards celui de l'aventurier sans scrupule qui trouvera la rédemption, Henry Fonda la crapule embauchée par le boss du chemin de fer pour hâter sa construction et Charles Bronson dans le rôle du vengeur silencieux au passé trouble. Distribution[] Charles Bronson VF Claude Bertrand l'homme à l'harmonica Henry Fonda VF Raymond Loyer Frank Claudia Cardinale VF Michèle Bardollet Jill McBain Jason Robards VF René Arrieu Manuel Gutierrez dit Cheyenne Frank Wolff VF Henri Poirier Brett McBain Lionel Stander VF Gérard Darrieu le barman Keenan Wynn VF Louis Arbessier le shérif de Flagstone Gabriele Ferzetti VF Jean-Henri Chambois Morton patron du chemin de fer Paolo Stoppa VF Jean Clarieux Sam Jack Elam VF Pierre Collet Snaky membre du gang de Frank Woody Strode Stony membre du gang de Frank Al Mulloch Knuckles membre du gang de Frank Enzo Santaniello Timmy McBain l'enfant assassiné par Frank Marilù Carteny Maureen McBain Marco Zuanelli Wobbles Fiche technique[] Titre Il était une fois dans l'Ouest Titre original C'era una volta il West Titre anglais Once Upon a Time in the West Réalisation Sergio Leone Scénario Dario Argento, Bernardo Bertolucci, Sergio Donati, Sergio Leone Photographie Tonino Delli Colli Musique Ennio Morricone Production Fulvio Morsella Distribution Pays d'origine Italie et États-Unis Durée 165 minutes Film interdit aux moins de 13 ans à sa sortie en France, sans interdiction de nos jours. Dates de sortie Italie 21 décembre 1968 France 27 août 1969 Autour du film[] Ce film, le premier volet du triptyque américain Il était une fois… », permet à Leone de revisiter le mythe de l’Ouest américain et de lui rendre une vérité altérée par les conventions du cinéma américain au nom d’un plus grand souci de réalisme. Leone s’est toujours étonné, entre autres reproches qu’il adressait aux westerns classiques, qu’on ne montre pas, par exemple, la réalité de l’impact d’une balle qui faisait un trou énorme dans le corps de la victime et la projetait à plusieurs mètres en arrière. Ou encore, qu’on atténue la violence extrême de cette époque qui voyait pourtant un tueur exhiber les oreilles coupées de ses ennemis pour imposer le respect ! Le passage entre les deux époques est d’ailleurs parfaitement symbolisé par la construction du train qui relie non seulement deux espaces l'Est et l'Ouest, mais aussi deux temps, celui des Pionniers du Far West qui s’efface peu à peu devant celui de la Civilisation moderne. L’un des intérêts du scénario, écrit, entre autres, par Bertolucci et Argento, est d’en montrer les répercussions sur les personnages eux-mêmes qui n’ont d’autre choix que de disparaître ou de s’adapter. Trois d’entre eux ne s’intègrent pas et sont appelés à s’effacer. C’est d’abord Franck, hors-la-loi, chef de bande et rebelle à toute légalité, qui représente une époque révolue car, désormais, la Loi se généralise. Le bandit généreux, Cheyenne, dont le romantisme n’a plus sa place dans une société devenue mercantile. C’est enfin Harmonica dont le mode de vie fondé sur le sens de la justice et le goût pour la solitude ne peut s’accommoder d’un monde de plus en plus organisé et collectif. On songe, à son propos, au beau mouvement de camera qui, par un travelling circulaire, donne à voir, en un plan de plus en plus général, le chantier du chemin de fer, puis les dizaines d’ouvriers au travail et le personnage de Harmonica qui s’y fond comme s’il disparaissait en tant qu’individu, comme s’il s’agissait de la fin de l’individu. Jill, la prostituée interprétée par Claudia Cardinale, prête à tout pour survivre, est la seule à réussir ce passage entre l’ancien et le nouveau monde, la prostitution étant ici montrée comme éternelle. La séquence finale, qui la montre donnant de l’eau aux ouvriers, signifie sans doute la fidélité à ses origines , car elle choisit les ouvriers exploités et humiliés comme elle en même temps que son adaptabilité, les ouvriers construisant l’ avenir. Le propos de Leone est transparent et se veut virile se transforme ainsi ainsi une Amérique fondée sur le matriarcat. En effet ’à l’époque de la réalisation du film le Women Liberation » connaissait son apogée aux États-Unis. Il faut remarquer que c’est dans un cercle final, l’arène de la vie, que Leone réunit et enferme ses personnages essentiels et exprime le moment de vérité du film qui se conclut, de façon la plus classique, par le duel inhérent à tout western. Les thèmes du film et c’est une constante chez Leone, sont par ailleurs magnifiés par une mise en scène savante et toujours spectaculaire illustrée d’un accompagnement musical expressif. On reverra avec un grand plaisir la séquence initiale, devenue mythique, des trois tueurs qui attendent le train et Harmonica avec ses gros plans et très gros plans sur des regards ou des détails inattendus, craquement des doigts, mouches emprisonnées dans le canon du colt, gouttes d’eau sur le chapeau, roue de l’éolienne qui grince, et exaspérants qui immobilisent le temps avant de le dilater et de faire sourdre l’accablement et l’ennui. Le film multiplie les savants cadrages et installe dans l’espace les personnages d’une façon souvent saisissante fréquentes plongées ou contre plongées, caméra placée sous un angle insolite allongeant, par exemple, les silhouettes ou remplissant l’écran d’yeux présentés en très gros plans. Les combats sont filmés en deux temps comme autant de ballets d’abord, une lente montée de l’attente qui accroît la tension avant que l’exaspération des nerfs n’explose dans les coups de feu. L’accompagnement musical, lui aussi très célèbre de Morricone souligne et accentue les effets, de sorte que la théâtralisation de l’image et la musique très expressive font nécessairement penser à un grand opéra baroque. La musique et l'image procèdent en effet l’une de l’autre, se nourrissent l’une de l’autre. Il suffit d’évoquer la terrible séquence des deux frères, l’aîné juché sur les épaules de son cadet jouant de l’harmonica, dont toute la force provient précisément de cette alliance intime entre ce qui est montré au travers d’une image saisissante et ce qui est entendu dans une partition musicale qui joue, de façon insupportable, sur les nerfs par son lent crescendo lancinant de notes d’harmonica qui finit par éclater dans une envolée sonore lourdement appuyée par les cuivres. Ce film devenu culte qui insiste sur le passage entre deux époques et dont la tonalité de désenchantement se prolongera dans Il était une fois la Révolution » annonce, par le double thème du duo et de la désillusion, ce qui sera le chef-d’œuvre de Leone Il était une fois en Amérique ». Les trois films, sans être des suites, sont toutefois à voir dans l’ordre chronologique. Sergio Leone, qui avait déjà essayé d'engager — sans succès — Charles Bronson dans les films Pour une poignée de dollars et Le Bon, la Brute et le Truand, obtint enfin son accord pour interpréter Harmonica. Cet indien obnubilé par son désir de venger son frère assassiné par Frank, l'impitoyable tueur joué avec conviction par Henry Fonda. Leone tenait absolument à avoir Fonda pour le rôle de Frank, contre-emploi des rôles de braves types honnêtes qui firent sa renommée. Au tout début du tournage, à l'arrivée de Fonda, Leone, le voyant arriver avec des lentilles de couleur et une barbe, voulut immédiatement le remplacer. Mais après avoir été maquillé et habillé, celui-ci convainquit le réalisateur sans dire un seul mot. Pour la scène du début avec les trois tueurs, Leone désirait, en forme de clin d'œil, les faire jouer par les trois protagonistes du Bon, la brute et le truand Lee Van Cleef, Eli Wallach et Clint Eastwood. Mais Eastwood, dont la notoriété commençait à grandir, refusa. L'un de ces gredins est joué par Jack Elam, second couteau dont le strabisme sert admirablement cette scène. L'acteur noir qui apparait dans cette scène est lui Woody Strode, devenu célèbre dans le monde du western pour avoir joué le Sergent noir de John Ford. Le dernier larron, Al Mullock est également une tête connue puisqu'on le voit en tant que chasseur de primes manchot dans Le Bon, la Brute et le Truand. [1] La musique du film a été composée et dirigée par Ennio Morricone, complice de tous les instants de Sergio Leone. Selon certaines interviews du compositeur, Leone lui aurait fait refaire le travail vingt fois avant de se déclarer satisfait. La musique était jouée sur le plateau durant le tournage afin de mieux imprégner les acteurs. La bande originale resta très longtemps en tête des hit-parades. Elle est conçue autour de quatre thèmes pour les quatre personnages principaux Jill, Harmonica, Frank et Cheyenne. C'est le premier film d'une trilogie qui comprend ensuite Il était une fois la révolution et Il était une fois en Amérique. Le film fait suite au succès du Bon, la Brute et le Truand, des producteurs américains commandent ce deuxième volet. Après Le Bon, la Brute et le Truand, Leone ne voulait plus refaire de western et avait commencé à préparer le tournage d' Il était une fois en Amérique. C'est aux États-Unis, où il voulait commencer à produire, qu'on lui a suggéré de faire un autre western avant. C'est alors qu'il eut l'idée de faire la triloge Il était une fois.... C'est Bernardo Bertolucci qui a proposé à Leone de centrer l'histoire du film sur un personnage féminin. Dans ce film, Claudia Cardinale et Paolo Stoppa font la plus longue randonnée de buggy de l'histoire du cinéma. Elle commence en Espagne et passe par Monument Valley en Arizona. Elle se termine à la demeure des McBain, dont les séquences ont été tournées à Almeria, en Espagne. La demeure des McBain était le restant du décor d'un village médiéval construit pour le film Falstaff d'Orson Welles en 1965. Leone l'a racheté puis restauré. L'actrice qui fait la femme indienne qui s'enfuit de la gare en séquence d'ouverture est en réalité d'origine hawaienne. Il s'agit de la femme de Woody Strode. Les scènes intérieures de l'établissement de Lionel Stander, situé dans Monument Valley, a été tourné à Rome aux studios Cinecitta. Lorsque les hommes de Cheyenne y pénètrent, on aperçoit un nuage de poussière rouge. Cette poussière a été importée de Monument Valley afin de donner plus de réalités à la scène. Jason Robards est arrivé complètement ivre le premier jour du tournage et Sergio Leone a menacé de le mettre à la porte s'il recommençait. Par la suite, il s'est bien comporté et n'a plus fait de problèmes sauf le jour de l'annonce de l'assassinat de Robert Kennedy. Il obligea alors Leone à arrêter le tournage pour le reste de la journée. Al Mulloch, qui joue l'un des trois truands du début celui qui se craque les doigts, s'est suicidé pendant le tournage en sautant par la fenêtre de son hôtel, habillé du même costume qu'il portait dans le film. Le scénariste Mickey Knox et le directeur de production Claudio Mancini, qui étaient assis dans une des chambres de l'hôtel, l'ont vu passer de leur fenêtre. La première réaction de Sergio Leone a été d'exiger de ravoir le costume de scène, ce qui a choqué certains membres de l'équipe de tournage. Le tournage s'est déroulé d'avril à juillet 1968. Le film a été tourné à Monument Valley en Arizona, dans la région de Moab en Utah ainsi qu'à La Calahorra et à Tabernas en Andalousie. Références[] ↑ Ce dernier se suicida d'ailleurs pendant le tournage du film en sautant par la fênetre de la chambre de son hôtel à Guadix en Espagne. fr/en [ NINO ROTA 1911 – 1979La Strada – suite du ballet 1966ENNIO MORRICONE 1928 – 2020Il était une fois la révolution – thème principal 1971 Marcia Degli Accattoni du film Il était une fois la révolution 1971Mia Madre Si Chiama Francesca du film La Moglie Più Bella 1970Il était une fois dans l’Ouest 1968Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto arr. Matthias Keller 1970NINO ROTA 1911 – 1979Le Parrain – suite symphonique 1972—Katrien Baerts, sopranoJulia Deit-Ferrand, mezzo-sopranoSylvain Tolck, trompettePascal Pons, harmonicaIngénieur du son Colin RoquierÉclairagiste Jean-Philippe RoyENSEMBLE LA SESTINAORCHESTRE DES JARDINS MUSICAUXDirection Valentin Reymond—CONCERT D’OUVERTUREVirtuose hors normes au style inimitable, Ennio Morricone est un artiste aussi inventif que productif. Le maestro italien restera, avec Nino Rota, l’un des plus grands compositeurs pour le cinéma. Lors du Festival de Cannes de 1971, Morricone raconta que Sergio Leone était peut-être le seul metteur en scène permettant au compositeur de s’exprimer totalement ». Sa collaboration avec le réalisateur italien pour Il était une fois dans l’Ouest dont l’harmonica a marqué l’histoire du cinéma a donné naissance à certaines de ses musiques les plus fascinantes. Les compositions de Morricone génèrent le suspense, subliment l’émotion et contribuent largement à la reconnaissance de chefs-d’oeuvre nom de Nino Rota est indissociable de celui de Fellini. Le ballet La Strada est une commande de la Scala de Milan. Cette partition immortelle résume à elle seule le génie de Rota. Quant à la partition du Parrain, elle reste dans toutes les oreilles, profanes ou professionnelles…Avec l’aimable autorisation des Éditions Ricordi et du European FilmPhilharmonic Institute – EFPI Il était une fois dans l’ouest Italie, États-Unis 1968 Titre original C’era una volta il West Réalisation Sergio Leone Scénario Bertolucci, Argento, Leone, Donati Acteurs Claudia Cardinale, Charles Bronson, Henry Fonda Distribution Splendor Films Durée 2h45 Genre Western Date de sortie cinéma 27 août 1969 5/5 L’exposition Sergio Leone à la Cinémathèque Française a ouvert ses portes ce mercredi 10 octobre. Une exposition qui n’est pas seulement l’occasion de se plonger dans la vie du cinéaste italien ou d’acheter une réplique du poncho de Clint Eastwood à la librairie de la fondation, mais aussi de voir ou revoir sur grand écran son œuvre. Une œuvre qui compte seulement une poignée de longs-métrages, mais plusieurs chefs-d’œuvre … Qu’est-ce qui n’a pas encore été dit sur Il était une fois dans l’ouest ? Monolithe du cinéma, allant jusqu’à symboliser le genre auquel il rend hommage, le quatrième et dernier western de Sergio Leone fête ses cinquante ans. A l’instar d’un autre long-métrage cinquantenaire cette année, 2001 l’odyssée de l’espace, il n’a pas pris une ride, et semble gravé pour l’éternité dans le marbre dans grands œuvres. Revoir Il était une fois dans l’ouest, sur grand écran qui plus est, c’est tout comme le film de Kubrick se trouver encore surpris par un film qu’on pensait pourtant connaître. Le considérer comme assez classique dans une période contestataire serait peut-être un raccourci trop facile. Il raconte certes un des grands mythes fondateurs, si ce n’est le grand mythe fondateur des Etats-Unis celui du chemin de fer qui repousse toujours plus les frontières, s’enfonçant dans l’ouest lointain pour atteindre l’océan. Pour autant, pas de glorification facile dans l’impression de la légende la Destinée Manifeste n’est pas l’œuvre de courageux soldats / fermiers luttant pour la civilisation », mais celle de personnages de mauvaise vie. Même la pourtant rayonnante Jill, incarnée par Claudia Cardinale, est souvent rappelée à sa condition de prostituée de la Nouvelle-Orléans par ceux qui s’opposent à elle – ce qui ne l’empêchera pas de s’imposer comme le plus fort protagoniste du film. Plus que des personnages, ceux qu’on croise dans Il était une fois dans l’ouest – comme dans les autres films de Leone – sont de véritables gueules », des hommes parfois affreux, parfois sales, parfois méchants. Ce qui n’empêche pas Sergio Leone de leur vouer une certaine admiration au final, le plus mauvais bougre du récit, c’est l’homme en apparence le plus respectable. Un entrepreneur qui rêve de voir l’océan, et que le cinéaste semble ravi de faire expier dans une flaque de boue. Chose que l’auteur de ces lignes n’avait jamais remarqué, pourtant flagrante on retrouve au cœur d’il était une fois dans l’ouest un bon Harmonica / Charles Bronson, une brute Cheyenne / Jason Robards, et un truand Frank / Henry Fonda, avec en plus un personnage auquel de tout tourne – Jill. Si, au contraire du film précédent, chacun reste dans sa catégorie, les protagonistes sont pourtant encore plus attachants. L’humanité de Cheyenne en particulier frappe le spectateur en apparence le moins respectable, l’évolution de sa relation avec Harmonica et Jill est poignante. L’emploi d’Henry Fonda, terrifiant et fascinant à la fois, nous rappelle aussi que le film est parcouru d’innombrables références. Il était une fois dans l’ouest est en effet conçu comme un grand hommage au genre préféré de Sergio Leone, élaboré à huit mains par – excusez du peu ! – Leone, Bernardo Bertolucci, Dario Argento et Sergio Donati. Enfin, Harmonica, homme sans nom, aurait sûrement pu être joué par Clint Eastwood, mais le fait qu’il soit campé par Charles Bronson permet au film de se détacher de la trilogie du dollar » bien que les trois films n’aient pas vraiment de lien autre que l’archétype du Man with no name et de ses acteurs, s’affirmant comme un bloc indépassable. Tout le reste, il semble presque inutile de le rappeler. Visuellement, on atteint des sommets, mêlant plans cadrés à la perfection et photo au diapason incroyable de voir à quel point les yeux bleus d’Henry Fonda ressortent, entre mille exemples regret minime dommage que la copie présentée à la cinémathèque soit numérique, et non pas argentique ! Il est intéressant de se rendre compte qu’un film établi depuis 50 ans comme une référence visuelle est lui-même nourri de références, comme expliqué précédemment pour l’aspect scénaristique. Si par exemple le point de vue subjectif partant d’un cercueil est maintes fois repris chez Tarantino pour citer le plus célébré, Leone rend plusieurs fois hommage au célèbre plan de la porte » dans La prisonnière du désert lors des premières images d’une introduction légendaire, mais aussi lors de l’assassinat de la famille McBain. Enfin, musicalement, il s’agit bien entendu d’un véritable caviar auditif, et la musique d’Ennio Morricone a beau avoir été réutilisée dans les contextes les plus incongrus, de la publicité à la télévision, chaque scène où retenti l’harmonica ou le thème principal provoquera des frissons, même chez le moins réceptif des spectateurs en tout cas, on l’espère ! Il était une fois dans l’ouest indémodable fresque, qui telle une locomotive semble avancer sans s’arrêter pour trois heures qui passent comme un songe. Sergio Leone joue avec le temps, le ralentit et l’accélère, pour en fin de compte s’inscrire dans l’Histoire tout en narrant celle d’un mythe. Un mythe parfois comique et parfois tragique, magnifique récit qui laisse derrière lui une trace indélébile, et quelques notes d’harmonica …