Lestrois Ăąges de l’élevage. À l’échelle de la planĂšte, les espaces agricoles directement destinĂ©s aux activitĂ©s d’élevage (prairies permanentes et terrains de parcours) couvrent 3 400 millions d’hectares, soit une superficie plus de deux fois supĂ©rieure Ă  celle qui est consacrĂ©e aux diffĂ©rentes cultures (1 550 millions d Untroupeau ou un train de caravanes de chameaux dromadaires tableaux de myloview. La meilleure des qualitĂ©s papiers peints, , images, posters, stickers. Vous voulez dĂ©corer 1 Un troupeau est composĂ© de chameaux et de dromadaires.On compte 180 tĂȘtes et 304 bosses. Sachant qu'un dromadaire possĂšde une bosse et un chameau 2 bosses, Combien y a-t-il d'animaux de chaque espĂšce ? 2- Afin d'encourager son fils Ă  etudier l'arithmĂ©tique, un pĂ©re accepte de donner 8sous Ă  son garcon pour chaque problĂšme Lejeune bovin est un mĂąle de moins de deux ans. Le bƓuf est un mĂąle castrĂ© de plus de deux ans. Le taureau est un mĂąle reproducteur de plus de deux ans. L’élevage des Bovins l’élevage L’organisation de l’élevage en France La famille des bovins 3 2 La France possĂšde le cheptel bovin le plus important d’Europe, composĂ© de Quelest le montant de ce pourboire? 8 euros 3)Dans un troupeaux de chameaux (2bosses) et de dromadaires (1bosse) on dĂ©nombre 112 tĂȘtes et 174 bosses. Combien y a t il de chameaux?? Il y a 62 chameaux UnediffĂ©rence fondamentale entre un chameau et un dromadaire est qu'ils proviennent de diffĂ©rents endroits. Plus prĂ©cisĂ©ment, les chameaux sont originaires troupeaude dromadaires au Maroc. Un troupeau est un groupe d'animaux composĂ© des mĂąles, tu permets Ă  Vikidia de continuer sa mission et d'apporter la connaissance aux LedĂ©sert de Gobi – gobi, en mongol, dĂ©signe un territoire semi-aride en forme de grande cuvette – est une rĂ©gion de plus de 1 million de km 2 comprise entre le nord de la Chine et le sud b) Écrire une Ă©quation permettant de rĂ©soudre ce problĂšme. K. Un troupeau est composĂ© de chameaux et de dromadaires. On compte 180 tĂȘtes et 304 bosses. Sachant qu'un QCMde culture gĂ©nĂ©rale, qcm :ProblĂšmes Ă  tiroirs, question : Dans un troupeau composĂ© de chameaux et de dromadaires, on compte 28 tĂȘtes et 45 bosses. Combien de zFKSQ. Des exercices corrigĂ©s sur les Ă©quations du premier degrĂ© Ă  une inconnue en quatriĂšme afin de rĂ©viser le programme de mathĂ©matiques. Ces exercices disposent de leur correction dĂ©taillĂ©e et ils peuvent ĂȘtre imprimĂ©s au format PDF. Exercice 1 – RĂ©soudre les Ă©quations suivantes. a. b. c. d. e. Exercice 2 – ProblĂšme et Ă©quation. Anna tape un nombre sur sa calculatrice. Elle lui ajoute 5 puis multiplie par 7 le rĂ©sultat. Elle obtient 57,4. Quel nombre avait-elle choisi au dĂ©part ? Exercice 3 – Prix d’un soda et d’un cafĂ© Trois amis passent commande dans un cafĂ© Deux sodas et un cafĂ© ». Un moment plus tard, ils sont rejoints par un autre ami, ils passent alors une nouvelle commande 3 cafĂ©s et un soda ». Sachant qu’un soda coĂ»te 0,50 euros de plus qu’un cafĂ© et que la deuxiĂšme commande coĂ»te 0,70 euros de plus que la premiĂšre. DĂ©terminer le prix d’un cafĂ© et et le prix d’un soda. Exercice 4 – Equation et Ăąge. Claire a 12 ans et est trois fois plus ĂągĂ©e que sa petite sƓur. Elle se demande dans combien d’annĂ©es elle sera deux fois plus ĂągĂ©e. 1 DĂ©terminer l’équation Ă  rĂ©soudre. 2 Tester cette Ă©quation avec 3 puis 4 ans. Exercice 5 – DĂ©terminer le nombre recherchĂ©. Jules et Julie entrent le mĂȘme nombre sur leur calculatrice mais n’effectuent pas les mĂȘmes opĂ©rations. AprĂšs avoir entrĂ© le nombre commun, voici les calculs que chacun effectue Ils sont alors trĂšs surpris de dĂ©couvrir que leurs calculatrices affichent le mĂȘme rĂ©sultat ! a. VĂ©rifier que Jules et Julie n’ont pas pu entrer le nombre 4 avant d’effectuer leurs calculs. Expliquer pourquoi. b. Trouver le nombre commun que Jules et Julie ont entrĂ© sur leur calculatrice. Exercice 6 – TrĂšfles Ă  3 et 4 feuilles. Sarah a cueilli 84 trĂšfles, certains ont 3 feuilles, les autres 4 feuilles. Au total, il y a 258 feuilles. DĂ©terminer le nombre de trĂšfles Ă  trois feuilles et le nombre de trĂšfles Ă  quatre feuilles. Exercice 7 – GĂ©omĂ©trie. En utilisant les informations codĂ©es sur le dessin, dĂ©terminer pour quelle valeur de le pĂ©rimĂštre du polygone coloriĂ© en rose est Ă©gal Ă  126. Exercice 8 – Rechercher un nombre. Adrien et Riyanne tapent le mĂȘme nombre sur leur calculatrice. Adrien multiplie ce nombre par 5 puis ajoute 4. Riyanne multiplie ce nombre par 3 puis ajoute 28,6. Ces deux adolescents obtiennent le mĂȘme rĂ©sultat qui est 65,5. Quel nombre a Ă©tĂ© choisi, au dĂ©part, par ces deux Ă©lĂšves ? Exercice 9 – La recette du marchĂ©. A la fin du marchĂ©, le pĂšre Grafouille fait ses comptes. Il a dans sa caisse des billets de 5 € et de 10 €. Il a 60 billets pour un total de 415 €. Combien a-t-il de billets de chaque sorte ? Exercice 10 – Hauteur et aire de polygones. On souhaite construire ces quatre polygones de maniĂšre que la somme des aires du carrĂ© surpasse de la diffĂ©rence des aires du triangle et du trapĂšze. Quelle doit ĂȘtre la mesure de la hauteur de ces polygones ? Exercice 11 – Balance Ă  deux plateaux Sur une balance Ă  deux plateaux en Ă©quilibre, sont placĂ©s, sur un plateau 3 cubes et deux masses marquĂ©es l’une de 200 g et l’autre de 50 g ; sur l’autre plateau sont placĂ©s deux cubes, deux masses de 200 g et une masse de 50 g. Exercice 12 – Calculer la masse d’un cube. Exercice 13 – Nombre pensĂ© au dĂ©part Je pense Ă  un nombre, je lui ajoute 20, puis je double le rĂ©sultat. Curieusement je trouve 10 fois le nombre de dĂ©part ! Quel est le nombre pensĂ© au dĂ©part ? Exercice 14 – Rechercher un nombre. Je pense Ă  un nombre a, je prends son triple, je retranche 30 et je trouve 3. Quel est ce nombre a ? Exercice 15 – Professeur de musique Un professeur de musique dispose de 65€. Il veut acheter 4 cassettes Ă  5,20€ chacune et des CD Ă  8,50€ piĂšce. Combien de CD peut-il acheter ? Exercice 16 – Prix d’un cd. Avec 6,70€, j’ai achetĂ© 5 petits pains Ă  0,50€ piĂšce et deux CD vierges pour mon ordinateur. Quel est le prix d’un CD ? Exercice 17 – Chameaux et dromadaires. Un troupeau est composĂ© de chameaux et de dromadaires. On compte 180 tĂȘtes et 304 bosses. Sachant que un chameau possĂšde deux bosses et un dromadaire une bosse. Quel est le nombre d’animaux de chaque espĂšce ? Exercice 18 – Test des solutions d’une Ă©quation On considĂšre l’équation x-3 = 2x+5 . Calculer la valeur de x-3 pour x=-8 . b. Calculer la valeur de 2x+5 pour x=-8 . 2. que peut-on en dĂ©duire ? Exercice 19 – ProblĂšme de boules Le nombre contenu dans une bulle est Ă©gal Ă  la somme des deux nombres contenus dans les bulles sur lesquelles elle repose. 1. recopier et complĂ©ter la pyramide. 2. Trouver la valeur x. CorrigĂ© de ces exercices sur les Ă©quations TĂ©lĂ©charger et imprimer ce document en PDF gratuitementVous avez la possibilitĂ© de tĂ©lĂ©charger puis d'imprimer gratuitement ce document les Ă©quations exercices de maths en 4Ăšme corrigĂ©s en PDF» au format PDF. TĂ©lĂ©charger nos applications gratuites avec tous les cours,exercices corrigĂ©s. D'autres fiches similaires Ă  les Ă©quations exercices de maths en 4Ăšme corrigĂ©s en PDF. Mathovore vous permet de rĂ©viser en ligne et de progresser en mathĂ©matiques tout au long de l'annĂ©e scolaire. De nombreuses ressources destinĂ©es aux Ă©lĂšves dĂ©sireux de combler leurs lacunes en maths et d'envisager une progression constante. Tous les cours en primaire, au collĂšge, au lycĂ©e mais Ă©galement, en maths supĂ©rieures et spĂ©ciales ainsi qu'en licence sont disponibles sur notre sites web de mathĂ©matiques. 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Exercice 1 Ecrire sans parenthĂšses les expressions donnĂ©es a. -3+x b. -2a+4 c. -3+x d. -5-x e. -7-2y f. -6-4x Exercice 2 RĂ©duire chacune des expressions suivantes a.
78 Des exercices sur les ensemble de nombres en classe de seconde, cette fiche correspond au chapitre sur les nombres, intervalle et la valeur absolue en seconde 2de. Exercice 1 - Etude d'une expression complexe Soit a. Montrer que b. Calculer . c. En dĂ©duire la valeur de Exercice 2 - Calculs
77 Des exercices sur le calcul littĂ©ral en 3Ăšme et les identitĂ©s remarquables , vous pouvez Ă©galement vous entraĂźner en consultant une annĂ©e d'exercices sur le calcul littĂ©ral au format PDF en troisiĂšme. Exercice 1 - DĂ©velopper avec les identitĂ©s remarquables DĂ©velopper en utilisant les identitĂ©s remarquable Exercice 2 - Utilisation du tableur
74La sĂ©rie des problĂšmes ouverts de maths afin de rĂ©flĂ©chir sur des exercices complexes avec un travail individuel ou en exercices dĂ©veloppe l'esprit d'initiative et le raisonnement scientifique pour les Ă©lĂšves du collĂšge et du lycĂ©e. Une sĂ©rie de problĂšmes ouverts afin de dĂ©velopper la prise d'initiative et le
70 DĂ©velopper avec les identitĂ©s remarquables, exercices corrigĂ©s de mathĂ©matiques en troisiĂšme 3Ăšme sur les identitĂ©s remarquables. Exercice DĂ©velopper en utilisant les identitĂ©s remarquable Exercice On considĂšre les expressions E = xÂČ âˆ’ 5x + 5 et F = 2x − 7x − 2 − x − 3ÂČ .
 Mathovore c'est 2 399 350 cours et exercices de maths tĂ©lĂ©chargĂ©s en PDF et 181 672 inscription gratuite. zoeld Verified answer Soit x le nombre de chamauxOn note 180-x le nombre de dromadaires2x +180-x =304 car les chamaux notĂ©s x ont 2 bosses et les dromadaires notĂ©s 180-x en ont uneIl ne reste plus qu’a resoudre l’equation 2x+180-x=304 x+180=304x=304-180x=124Il y’a donc 124 chamaux et 180-124 dromadaires, c’est Ă  dire 56 dromadaires ! 2 votes Thanks 2 Crea Merci Ă  toi aussi ou RÉCRÉATIONS A L’USAGE DE LA JEUNESSE, ornĂ©e de 25 gravures. ~MJ PRIX 78 CENTIMES. %***- GENÈVE, CHEZ É. CAREY, TM PRIMEUR-ÉDITEUR Rue Vi;rilitinJ Page 52 . LE LION. f*.~Æ 51 La femelle du lapin lorsqu’elle est pleine , creuse en zig-zag la terre, se forme un appartement souterrain, dont elle garnit le fond d’un duvet et y dĂ©pose ses petits au nombre de dix ou onze chaque mois, et les allaite pendant vingt-un jours. Si elle est forcĂ©e de les abandonner un instant pour aller chercher quelque nourriture, elle a soin de fermer l’entrĂ©e de son caveau avec de la terre dĂ©trempĂ©e, afin que d’autres animaux ne puissent y pĂ©nĂ©trer. La femelle ne fait sortir ses petits, pour les amener au dehors, que lorsqu’ils sont tout Ă©levĂ©s, et leur Ă©vite par lĂ  les inconvĂ©nients du bas Ăąge. Le lapin vit huit Ă  neuf ans. — La chaudes jeunes lapereaux est trĂšs-dĂ©licate, mais celle des vieux lapins est toujours sĂšche et dure. 52 LE LION. Le lion, par sa majestĂ©, sa fiertĂ©, sa force,- son agilitĂ©, mĂ©rite la qualitĂ© qu’on lui donne de roi des animaux, l’homme cependant exceptĂ© sa patrie est l’Asie et l’Afrique. Les lions les plus grands ont environ huit Ă *neuf pieds de longueur, depuis le mufle jusqu’à l’origine de la queue, qui est elle-mĂȘme longue d’environ quatre pieds, terminĂ©e par une espĂšce de houpe, et leur hauteur est de quatre ou cinq pieds, La couleur de leurs poils est fauve sur le dos, et blanchĂątre sur les cĂŽtĂ©s et sous le ventre; ceux qui couvrent toutes les parties antĂ©rieures de leur corps, sont longs et le deviennent davantage Ă  mesure qu’ils avancent en Ăąge ce n’est pas une vĂ©ritable criniĂšre, puisque ces poils n’ont rien qui tient de la nature du crin le front des 53 lions est carrĂ© et comme sillonnĂ© par de longues rides, surtout lorsqu’ils sont en fureur; leur nez est gros, large, Ă©vasĂ©; leur gueule est fort grande et bien fendue, les mĂąchoires sont composĂ©es de dents au nombre de. quatorze et extrĂȘmement fortes, puisqu’elles brisent les os les plus durs; leur langue est grande et rude, trĂšs-Ăąpre et parsemĂ©e de quantitĂ© de petites pointes aussi dures que de la corne, pareilles Ă  peu prĂšs aux ongles des chats ; ces pointes sont longues d’environ un quart de pouce, et recourbĂ©es du cĂŽtĂ© du gosier c’est celte disposition des parties de la langue qui rend le lĂ©cliement du lion extrĂȘmement dangereux; car il a bientĂŽt endormi les chairs et excoriĂ© l’épiderme. Au reste, l’on doit ĂȘtre en garde contre les lĂ©chements de cet animal, mĂȘme le plus apprivoisĂ©; car dĂšs qu’il a senti le sang, son naturel sanguinaire s’irrite, l’excite Ă  mordre et Ă  faire de cruels ravages, comme nous le dirons ci-aprĂšs. 54 Le lion a les jambes courtes, osseuses et fort souples ; sa marche est lente et majestueuse, exceptĂ© lorsqu’il poursuit sa proie ; alors il court avec une vitesse extraordinaire ; il a la tĂȘte grosse et charnue, la mĂąchoire Ă©paisse et garnie de muscles, de tendons et de nerfs d’une force singuliĂšre 5 ses jeux sont vifs et perçants, ombragĂ©s d’épais sourcils, qu’il fait mouvoir d’une maniĂšre effrayante. On croit qu’il vit vingt Ă  trente ans. Personne n’ignore quelles sont la fiertĂ© et la hardiesse de ce terrible animal ; son intrĂ©piditĂ© est si surprenante, que soit hommes ou bĂȘtes, il ne paraĂźt jamais effrayĂ© du nombre de ses ennemis. Si la faim le presse, il devient cruel, tombe indiffĂ©remment sur tout ce qui se prĂ©sente, et la rĂ©sistance ne fait qu’augmenter sa rage ; si on le blesse, il est encore plus dangereux, son ressentiment n’a pas de bornes ; la colĂšre s’empare de lui, il rugit d’une maniĂšre effroyable, ses veux Ă©tincellent, la peau de sa face de- 35 vient mobile, il Ă©cume, ses poils se dressent, il agite sa queue, s’en bat les flancs, il en bat la terre, et malheur Ă  son ennemi s’il peut l’envelopper en vain l’objet de sa colĂšre voudrait lui Ă©chapper, il s’élance par sauts et par bonds, saisit sa proie, la met en piĂšces, el assouvit sa cruautĂ© dans le sang qu’il a fait ruisseler. S’il ne pardonne pas une offense, on sait qu’il est aussi trĂšs-sensible aux bienfaits dont il ne perd jamais le souvenir l’histoire fourmille d’exemples qui le prouvent; ils sont trop connus pour les rapporter ici. Comme tous les animaux fuient en la prĂ©sence du lion, il est souvent obligĂ© de se cacher et de les attendre au passage, autrement il courrait risque de mourir de faim ; Ă  cet effet il se tapit sur le ventre dans un endroit fourrĂ©, d’oĂč il se lance avec tant de force, qu’il les saisit souvent du premier bond. Dans les dĂ©serts et les forĂȘts, il fait sa nourriture la plus ordinaire, des gazelles et des singes ; il mange beaucoup Ă  la fois, 56 boit de mĂȘme, et sc remplit pour deux ou trois jours. Le rugissement du lion est si fort, que quand il se fait entendre dans la nuit, et qu’il est rĂ©pĂ©tĂ© par les Ă©chos des dĂ©serts , il ressemble au bruit du tonnerre ce rugissement est un cri prolongĂ©, une espĂšce de grondement d’un ton grave mĂȘlĂ© d’un frĂ©missement plus aigu ; il rugit cinq ou six fois par jour, le plus souvent lorsqu’il doit tomber de la pluie. Il voit la nuit comme les chats, ne dort pas longtemps, et s’éveille aisĂ©ment. La marche du lion est toujours oblique, sa course ne se fait pas par des mouvements Ă©gaux, mais par sauts et par bonds, et ses mouvements sont si brusques, qu’il ne peut s’arrĂȘter Ă  l’instant, et qu’il passe presque toujours son but quelquefois, tant il est agile, il s’élance sur sa proie de douze Ă  quinze pieds, tombe dessus, la saisit avec ses pattes de devant, qui sont larges, grandes et garnies de fortes griffes aigues et S 7 tranchantes ; il dĂ©chire sa proie en mille piĂšces, et ensuite il la dĂ©vore. Tant qu’il est jeune et qu’il a de la lĂ©gĂšretĂ©, il vil du produit de sa chasse et quitte rarement les dĂ©serts et les forets } mais lorsqu’il devient vieux et pesant, il s’approche des lieux frĂ©quentĂ©s, et devient plus dangereux pour l’homme et pour les animaux domestiques } seulement on a remarquĂ© que lorsqu’il voit des hommes cl des animaux ensemble, c’est toujours sur les animaux qu’il se jette et jamais sur les hommes, Ă  moins qu’ils ne le provoquent en le frappant} car alors il reconnaĂźt Ă  merveille celui qui vient de l’offenser, et quitte sa proie pour se venger. La chair du chameau paraĂźt ĂȘtre la nourriture qu’il prĂ©fĂšre, il aime aussi celle des jeunes Ă©lĂ©phants} il ne peuvent lui rĂ©sister, lorsque leurs dĂ©fenses n’ont pas encore poussĂ©} il en vient aisĂ©ment Ă  bout, Ă  moins que la mĂšre n’arrive Ă  leur secours. L’élĂ©phant, le rhinocĂ©ros, le tigre et l’hip- 38 popoiame, sont les seuls animaux qui puissent rĂ©sister au lion. Il paraĂźt encore redouter le serpent, et l’on est convaincu, par des expĂ©riences rĂ©itĂ©rĂ©es, qu’il le craint extrĂȘmement ; c’est pour cela que quand les Maures rencontrent quelque lion, et qu’ils sont hors d’état de se sauver de ses grilles, ils dĂ©font lestement la toile qui enveloppe leur turban l’agitent devant eux, de maniĂšre que, par des ondulations frĂ©quentes, ils imitent les mouvements d’un serpent le lion ne l’a pas plutĂŽt aperçu, que, sans examiner la vĂ©ritĂ© ou la faussetĂ© de celte reprĂ©sentation, il quitte la partie, se retire et les laisse aller en paix. Quelque terrible que soit cet animal, on ne laisse pas de lui donner la chasse avec des chiens de taille et bien appuyĂ©s par des hommes Ă  cheval, et armĂ©s ; mais il faut que les chiens et les chevaux soient aguerris Ă  cette chasse ; car Ă  la premiĂšre vue du lion les chevaux sont saisis d’une terreur 39 si vive, qu’ils deviennent immobiles, et que les chiens se blotissent aussitĂŽt aux pieds de leur maĂźtre celui-ci, dans cet Ă©tat d’inquiĂ©tude , n’a d’autre ressource que de descendre de son cheval et d’allumer du feu pour effrayer le lion qui en a peur ; s’il n’en a pas le temps, son dernier moyen est de se coucher par terre, et d’y rester dans le plus profond silence, d’y retenir mĂȘme son haleine. Le lion, lorsqu’il n’est pas tourmentĂ© par une faim dĂ©vorante, passe gravement, comme s’il Ă©tait satisfait du respect qu’on a pour sa personne, content de se faire respecter par sa figure imposante et son regard assurĂ©, il n’use point en tyran de la supĂ©rioritĂ© que lui donne sa force. Celte espĂšce de chasse devient donc extrĂȘmement dangereuse. D’ailleurs, il est facile d’employer d’autres moyens de le prendre, c’est par l’adresse. On creuse une fosse assez profonde, que l’on recouvre de branchages et ensuite de feuilles , c’est dans 60 les endroits oĂč l’on sait qu’il peut passer arrivĂ© dessus, la couverture s’écroule, et le lion tombe au fond de la fosse ; il devient doux dĂšs qu’il est pris; et si l’on profite des premiers moments de sa surprise ou de sa boule, on peut rattacher, l’emmuseler et le conduire oĂč l’on veut. LES MOUTONS. Ce pauvre animal domestique, qui est le symbole mĂȘme de la douceur et de la timiditĂ©, ne semble exister que pour nous servir de pĂąture. Laine, peau, chair, os, tout dans cet animal est devenu le domaine de la nĂ©cessitĂ© et de l’industrie de l’homme. La fatigue, l’excessive chaleur, l’intempĂ©rie de l’air, ou la mauvaise herbe, altĂšrent le faible tempĂ©rament des moutons et leur cause des maladies. Page 60 . LES MOUTONS. Page 62 . . ^ L’OURS spr 61 Le sel est propre Ă  leur rendre l’appĂ©tit, Ă  entretenir l’état de leur santĂ©, et Ă  leur procurer une laine beaucoup plus belle et meilleure. La laine du dos et du cou des moutons, est de la premiĂšre qualitĂ©. La brebis est pour l’homme l’animal le plus prĂ©cieux ; seul il peut suffire aux besoins de premiĂšre nĂ©cessitĂ© 5 il fournit tout Ă  la fois de quoi se nourrir et se vĂȘtir, sans compter les avantages qu’on peut retirer du suif, du lait, de la peau, des os et du fumier. Le bĂ©lier est le mĂąle de la brebis. De tous les animaux quadrupĂšdes dans l’état de domesticitĂ©, cette espĂšce est la plus stupide. Le bĂ©lier porte sur sa tĂȘte des cornes qui viennent se contourner sur le devant en forme de demi-cercle, quelquefois en spirale. On connaĂźt l’ñge du bĂ©lier par ses cornes, qui croissent tous les ans d’un anneau jusqu’à l’extrĂ©milĂ© de sa vie. Sa chair a l’odeur et le goĂ»t de celle du bouc. 62 l’ours. Sauvage et solitaire, l’ours ne se trouve point en France; il habite les pays dĂ©serts; il fuit les lieux oĂč les hommes ont accĂšs; une caverne antique dans les rochers inaccessibles ; une grotte formĂ©e par le temps dans le tronc d’un vieux arbre, au milieu d’une Ă©paisse forĂȘt, lui servent de domicile. Il s’y retire seul, y passe une partie de l’hiver sans provisions ; supporte ordinairement quarante jours d’abstinence, et ne sort de sa retraite que lorsqu’il est affamĂ©. Dans sa jeunesse, l’ours s’apprivoise facilement, il est mĂȘme susceptible de quelque Ă©ducation ; on lui apprend Ă  se tenir debout, Ă  gesticuler, Ă  danser au son des instruments. Il est assez obĂ©issant envers 65 son maĂźtre 5 mais capricieux et prompt Ă  s’irriter, il fait entendre, dans sa colĂšre, un grondement, un gros murmure mĂȘlĂ© d’un frĂ©missement de dents ; alors il faut se dĂ©fier de lui et le traiter avec circonspection. L’ours sauvage est le plus dangereux ; il est hardi, ne fuit point Ă  l’aspect de l’homme, ne se dĂ©tourne point de son che“ min. Si on le tire, au lieu de fuir, il revient sur le coup de fusil, fond sur le chasseur, tĂąche de l’étouffer entre ses bras, et, dans sa fureur, lui ouvre la nuque, avec ses griffes, et lui arrache la peau de la tĂȘte et du visage. Si on lui jette une pierre, un chapeau, il court aprĂšs j c’est quelquefois le moyen d’échapper Ă  sa poursuite. On ne trouve point de salut, mĂȘme sur les arbres l’ours y grimpe avec la plus grande lĂ©gĂšretĂ©. Lorsqu’il se sent blessĂ© Ă  mort, s’il y a quelque profond amas d’eau dans le voisinage, il court Ă  cet endroit, prend une grosse pierre dans ses pattes, et, 64 en se noyant, prive le cliasscur de toute espĂ©rance. La chasse de cet animal est fort lucrative, lorsqu’on la fait avec succĂšs. La chair de l’ours est assez bonne, et celle des oursons est trĂšs-dĂ©licate. Dans l’automne ils sont recouverts de graisse jusqu’à prĂšs de dix doigts d’épaisseur; on la fait fondre; elle fournit une huile excellente Ă  manger. La peau est de toutes les fourrures grossiĂšres celle qui a le plus de prix. LA PANTHÈRE. L’Ɠil inquiet et farouche de cet animal annonce la fĂ©rocitĂ© de son caractĂšre. Habitant des climats brĂ»lants de l’Afrique et de l’Asie, les forĂȘts les plus Ă©paisses lui servent de repaire. Il n’en sort que Page 64 . - 1 ‱3 7ZT~~ *§$‱ ilgg^gggigigsecaKĂąSa lkÂŁai!fflilÂŁt LAPANTHERE. Page 66 . 40/M LE PAON. 'y 6 » pour roder autour des habitations isolĂ©es et sur les bords des fleuves, et dĂ©vorer les animaux domestiques et autres, qui vont avec sĂ©curitĂ© se dĂ©saltĂ©rer. La panthĂšre est agile ‱ ses mouvements sont brusques ; elle grimpe facilement sur les arbres. Les chats sauvages n’échappent pas Ă  son appĂ©tit vorace. Ses dents fortes et aigues, et ses ongles tranchants, sont les armes offensives dont elle se sert pour dĂ©vorer cruellement sa proie. Ses cris imitent la voix d’un dogue furieux. Cet animal ne se prĂ©cipite sur l’homme que dans un accĂšs de colĂšre ; mais cette fiertĂ© sauvage et sanguinaire cĂšde quelquefois et jusqu’à un certain point Ă  l’adresse humaine. Les habitants de la Barbarie viennent Ă  bout de dompter la panthĂšre, de la dresser, de s’en servir au lieu de chien pour aller Ă  la chasse. EnfermĂ©e dans une cage de fer et traĂźnĂ©e sur une charrette, on ne lui donne la libertĂ© qu’à la vue du gibier. Elle s’élance avec impĂ©tuositĂ©, se jette en trois ou quatre G6 sauts sur la bĂšte, la terrasse et l’étrangle. La honte d’avoir manquĂ© son coup la rend si furieuse, qu’elle attaquerait son maĂźtre si celui-ci n’avait la prĂ©caution de lui lĂącher, soit agneau, soit chevreau, ou de lui jeter des morceaux de viande dont il a fait provision pour opposer Ă  sa rage. Les voyageurs, les nĂšgres et les Indiens mangent volontiers la chair de la panthĂšre. Sa belle fourrure est trĂšs-estimĂ©e. LE PAON. La nature semble avoir versĂ© Ă  pleines mains, sur le paon, tous les trĂ©sors qu’elle a dispensĂ©s aux autres oiseaux de la terre en effet, une taille grande, un port imposant, une dĂ©marche liĂšrc, une figure noble , enfin les proportions du corps Ă©lĂ©gan- 67 tes, tout annonce un ĂȘtre de distinction; une aigrette mobile et lĂ©gĂšre, peinte des plus riches couleurs , orne sa tĂȘte; son plumage semble rĂ©unir le coloris et la fraĂźcheur des plus belles couleurs. Lorsqu’il se promĂšne paisible et seul dans un beau jour de printemps, chacun de scs mouvements produit des milliers de nuances nouvelles, des gerbes de reflets ondoyants et fugitifs, sans cesse remplacĂ©s par d’autres reflets et d’autres nuances toujours diverses et toujours admirables. Mais ces plumes brillantes, qui surpassent en Ă©clat les plus belles fleurs, se flĂ©trissent aussi comme elles, et tombent chaque annĂ©e ; le paon, comme s’il sentait la honte de sa perte, craint de se faire voir dans cet Ă©tat humiliant, et cherche les retraites les plus sombres pour s’y cacher Ă  tous les yeux, jusqu’à ce qu’un nouveau printemps , lui rendant sa parure accoutumĂ©e , le ramĂšne sur la scĂšne pour y jouir des hommages dus Ă  sa beautĂ© car on prĂ©- 68 tend qu’il en jouit en effet ; qu’il est sensible Ă  l’admiration; que le vrai moyen de l’engager Ă  Ă©taler ses belles plumes, c’est de lui donner des regards d’attention et des louanges. Aperçoit-il quelqu’un les yeux tournĂ©s sur lui, aussitĂŽt il semble entier d’orgueil ; il Ă©tale avec pompe, en forme d’éventail, toutes ses richesses les plumes de sa queue, dont les compartiments d’or et d’azur, les yeux, les nuances, frappĂ©s des rayons du soleil, font un spectacle Ă©blouissant. Semblable Ă  une coquette qui prĂ©tend Ă  tous les suffrages et s’irrite dĂšs qu’elle ne les obtient pas, le paon veut des Ă©loges le regarde-t-on avec indiffĂ©rence, aussitĂŽt il replie ses brillantes plumes et les cache Ă  la vue de celui qui ne sait pas en apprĂ©cier l’éclat. L’excĂšs de vanitĂ© qu’on a remarquĂ© dans cet oiseau, l’a fait choisir pour le symbole de l’orgueil, dĂ©faut insupportable dans la sociĂ©tĂ©. Aussi l’homme prĂ©somptueux se fait-il haĂŻr de tout le mon- Page 69 . LE PERROQUET. Page 74 . SN LE RENARD. 69 de, tandis que l’homme modeste trouve partout des amis et des protecteurs. Nous devons aux Indes orientales ce superbe oiseau, qui charme aussi agrĂ©ablement les yeux, que le rossignol charme les oreilles. La^cha de ces oiseaux est dure, sĂšche et difficile Ă  digĂ©rer; on les servait autrefois rĂŽtis, aprĂšs les avoir adroitement revĂȘtus de leurs plumes. LE PERROQUET. Les perroquets, longtemps inconnus en Europe, ont mĂ©ritĂ© de fixer l’attention des observateurs, par la diversitĂ© de leurs espĂšces, par la beautĂ© de leur plumage, et par la facultĂ© qu’ils ont d’imiter la voix de l’homme et le cri de diffĂ©rents animaux. Ces oiseaux, si rares et si prĂ©cieux dans 70 nos contrĂ©es, oĂč ils ont Ă©tĂ© apportĂ©s par des voyageurs comme objet de curiositĂ© , se trouvent en grand nombre dans les Indes et dans l’AmĂ©rique, leur pays natal. LĂ  ils vivent en libertĂ©, volent eu troupes, se perchent sur les arbres* lorsqu’ils y sont rĂ©unis, ils offrent Ă  l’Ɠil le plus agrĂ©able tableau par le mĂ©lange de leurs diffĂ©rentes couleurs, confondues avec le vert feuillage au plaisir de les voir se joint alors le plaisir de les Ă©couter. Leur babil est intarissable 3 ils paraissent aimer Ă  s’entretenir avec les hommes, et dĂšs qu’ils entendent parler, ils se mettent de la partie. Le perroquet a non-seulement la facultĂ© d’imiter notre langage, mais il en tĂ©moigne le dĂ©sir 3 ce qui rend son Ă©ducation agrĂ©able et facile. Doux, intelligent, attentif, il Ă©coute et fait des efforts pour rĂ©pĂ©ter ce qu’il vient d’entendre 3 il gazouille sans cesse les syllabes qu’il veut assembler 3 il s’en occupe jusque dans son sommeil, et jase mĂȘme en rĂȘvant3 on croi- 71 rait qu’il s’impose la tĂąche cm rĂ©pĂ©ter sa leçon de chaque jour; aussi est-on souvent Ă©tonnĂ© qu’il sache prononcer des mots qu’on n’avait pas pris la peine de lui apprendre. Un de ces perroquets amenĂ© de GuinĂ©e en France avait Ă©tĂ© instruit, pendant la traversĂ©e, par un vieux matelot, dont il imitait si bien la toux et la voix rauque, que les passagers s’y trompaient. A la sortie du vaisseau cet oiseau fut donnĂ© Ă  une jeune personne qui lui apprit un plus charmant langage. Il n’oublia point cependant les leçons qu’il avait reçues de son premier maĂźtre ; rien n’était si plaisant que de l’entendre passer alternativement d’une voix douce et gracieuse, Ă  la voix enrouĂ©e et aux propos grossiers du vieux marin. L’espĂšce de sociĂ©tĂ© que le perroquet contracte avec nous par la parole semble lui faire prendre aussi quelque chose de nos inclinations et de nos mƓurs. Comme nous il a des attachements, des jalousies, 72 des prĂ©fĂ©rences, des caprices, il s’admire, s’applaudit, s’encourage ; on le voit s’émouvoir, s’attendrir aux caresses. Il converse, il interroge, il appelle, il prend l’accent de l’affection, il jette l’éclat de rire, il gĂ©mit et se plaint avec celui qui souffre. Un perroquet qui avait vieilli avec son maĂźtre , se ressentait comme lui des infirmitĂ©s du grand Ăąge. AccoutumĂ© depuis longtemps Ă  ne plus entendre que ces mots je suis malade ; il rĂ©pondait d’un ton douloureux, et en s’étendant sur le foyer, quand on lui demandait qu’as-tu perroquet jje suis malade, je suis malade. La vĂ©ritĂ©, qui pĂ©nĂštre difficilement jusqu’à l’oreille d’un souverain, s’y lit entendre un jour par l’organe d’un perroquet. L’empereur Bazile, sur le rapport d’un imposteur, avait fait jeter dans les fers sou liĂźs LĂ©on, hĂ©ritier prĂ©somptif de la couronne, accusĂ© d’avoir voulu l’assassiner pour monter plus promptement sur le trĂŽne. Le jeune prince Ă©crivait sans cesse les lettres les pjus touchantes Ă  l’empereur, qui refusait de les lire; cependant lui seul croyait LĂ©on coupable, et les officiers du palais gĂ©missaient sur le sort de l’auguste prisonnier. Un jour Bazile donna un festin aux grands de sa cour ; un perroquet qu’il aimait beaucoup , s’étant perchĂ© vis Ă -vis de lui, rĂ©pĂ©ta ce que, depuis trois mois, il entendait dire journellement hĂ©las! hĂ©las! innocent et infortunĂ© LĂ©on! Les convives Ă©tonnĂ©s baissent les yeux, restent immobiles et silencieux ; l’empereur surpris les regarde avec Ă©motion; enfin l’un d’eux ne pouvant plus contenir la douleur qui l’oppressait , Ă©clate et dit Seigneur, la voix de cet oiseau nous condamne; devrions- nous nous livrer Ă  la joie des festins,