LEloge de l'oisivetĂ© est une pĂ©pite dĂ©nichĂ©e dans l'oeuvre immense et protĂ©iforme de Bertrand Russel. Dans la grande tradition des essayistes anglais (Swift, Stevenson), il manie le paradoxe pour s'attaquer aux fondements mĂȘmes de la civilisation moderne. DerriĂšre l'humour et l'apparente lĂ©gĂšretĂ© du propos se cache une rĂ©flexion de Elogede l'oisivetĂ© par BERTRAND RUSSELL aux Ă©ditions Editions Allia. L’Éloge de l'oisivetĂ© est une pĂ©pite dĂ©nichĂ©e dans l’Ɠuvre immense et protĂ©iforme de Bertr EPISODE2 - Nos sociĂ©tĂ©s industrialisĂ©es sont encore loin de la baisse radicale du temps de travail prĂŽnĂ©e par le philosophe dans son "Eloge de ISBN 2-84485-083-9 Existe aussi aux formats ePub et PDF Inventaire de la collection Extrait d'Éloge de l'oisivetĂ© . OĂč trouver ce livre Livres du mĂȘme auteur Ajouter Ă  mon parcours Éloge de l’oisivetĂ© Bertrand Russell. Nouvelles dictatures europĂ©ennes et Seconde Guerre mondiale La montĂ©e des pĂ©rils (1920-1939) “Les mĂ©thodes de production modernes nous HermannEinstein, est nĂ© le 30 aoĂ»t 1847 Ă  Buchaun, et meurt le 10 octobre 1902 Ă  Milan. Il Ă©pouse Pauline Koch le 8 aoĂ»t 1876. Trois ans plus tard, le 14 mars 1879, Albert Einstein naĂźt dans leur appartement Ă  Ulm en Allemagne ; c’est leur premier enfant. Son intĂ©rĂȘt pour la science est Ă©veillĂ© dans son enfance par une boussole BertrandArthur William Russell, 3 e comte Russell, nĂ© le 18 mai 1872 Ă  Trellech (Monmouthshire, pays de Galles), et mort le 2 fĂ©vrier 1970 prĂšs de Penrhyndeudraeth, au pays de Galles, est un mathĂ©maticien, logicien, philosophe, Ă©pistĂ©mologue, homme politique et moraliste britannique. Russell est considĂ©rĂ© comme l'un des philosophes les plus LÉloge de l'oisivetĂ© est une pĂ©pite dĂ©nichĂ©e dans l’Ɠuvre immense et protĂ©iforme de Bertrand Russell. Dans la grande tradition des essayistes anglais (Swift, Stevenson), il manie le paradoxe pour s'attaquer aux fondements mĂȘmes de la civilisation moderne. DerriĂšre l'humour et l'apparente lĂ©gĂšretĂ© du propos se cache une rĂ©flexion de nature Ă  la fois Dansce texte Russel ne fait pas vraiment l'Ă©loge de l'oisivetĂ©, mais il dit qu'il ne faut pas valoriser le travail Ă  outrance. Travailler plus ce n'est pas une idĂ©e qui vient de soi, mais c'est un concept ancien qu'on a inculquĂ© aux peuples. Tousles ouvrages numĂ©risĂ©s de cette bibliothĂšque sont disponibles en trois formats de fichiers : Word (.doc), PDF et RTF. Pour une liste complĂšte des auteurs de la bibliothĂšque, en fichier Excel, cliquer ici. Collection « Les sciences sociales contemporaines » Une Ă©dition Ă©lectronique rĂ©alisĂ©e Ă  partir du texte de Bertrand Russell, Éloge de l’oisivetĂ©. PremiĂšre ï»żđŸ“”đŸ“’đŸ“•đŸ”‰ TĂ©lĂ©charger 👏👍】 Eloge de l'OisivetĂ© Francais PDF 【 2844850839-Bertrand Russell-】 tĂ©lĂ©charger le livre PDF gratuit. Agustus 22, 2020 Tidak ada komentar 📔📒📕🔉 TĂ©lĂ©charger 👏👍 ou lisez le livre Eloge de l'OisivetĂ©de Han au format PDF et EPUB. Ici, vous pouvez 📔📒📕🔉 TĂ©lĂ©charger 👏👍 gratuitement tous les livres au format PDF WPcP. Travail forcĂ© et Ă©thos du travail Claus Peter Ortlieb* Voir le Fichier C_P_Ortlieb_Travai Les mĂ©thodes de production modernes ont rendu possibles le confort et la sĂ©curitĂ© pour tous ; Ă  la place, nous avons choisi le surmenage pour les uns et la famine pour les autres. Jusqu’à prĂ©sent nous avons continuĂ© Ă  dĂ©ployer la mĂȘme activitĂ© qu’au temps oĂč il n’y avait pas de machines ; en cela nous nous sommes montrĂ©s stupides, mais rien ne nous oblige Ă  persĂ©vĂ©rer Ă©ternellement dans cette stupiditĂ©. » Bertrand Russell, Eloge de l’oisivetĂ©, 1932 Quatre-vingt ans et une crise Ă©conomique mondiale plus tard, notre intelligence n’a manifestement guĂšre progressĂ©, au contraire si depuis lors la productivitĂ© du travail dans l’industrie et l’agriculture s’est vue grosso modo dĂ©cuplĂ©e, on ne peut pas dire qu’elle ait apportĂ© Ă  tous confort et sĂ©curitĂ©. L’Europe, qui certes, pour le moment, s’est sort encore relativement bien, assiste Ă  une hausse record de son taux de chĂŽmage. Quant aux quelques Ăźlots qui demeurent compĂ©titifs au plan global, ils luttent depuis des annĂ©es dĂ©jĂ  contre les nouvelles pandĂ©mies provoquĂ©es par la contraction progressive de l’offre de travail du burn-out-syndrom[1] Ă  la mort subite due au surmenage en passant par la consommation routiniĂšre de produits psychopharmaceutiques. Gardons-nous cependant d’imaginer que cette ardeur excessive au travail constatĂ©e par Russell ne serait rien d’autre qu’une habitude devenue obsolĂšte et qu’il nous suffirait de laisser tomber – une habitude hĂ©ritĂ©e du temps oĂč il n’y avait pas de machines. Au Moyen Age, oĂč le travail comme fin en soi Ă©tait chose inconnue, on travaillait en fait moins qu’aujourd’hui. La raison en est simple le travail tel que nous l’entendons, c’est-Ă -dire la dĂ©pense abstraite d’énergie humaine indĂ©pendamment de tout contenu particulier, est historiquement spĂ©cifique. On ne le rencontre que sous le capitalisme. Dans n’importe quelle autre formation sociale, l’idĂ©e aujourd’hui si universellement rĂ©pandue selon laquelle un travail, quel qu’il soit, vaut mieux que pas de travail » aurait paru, Ă  juste titre, complĂštement dĂ©lirante. Ce dĂ©lire est le principe abstrait qui rĂ©git les rapports sociaux sous le capitalisme. Si l’on fait abstraction des activitĂ©s criminelles, le travail – qu’il s’agisse du nĂŽtre ou de l’appropriation de celui d’autrui – est pour nous l’unique moyen de participer Ă  la sociĂ©tĂ©. Mais, en mĂȘme temps, il ne dĂ©pend pas du contenu de l’activitĂ© en question ; que je fasse pousser des pommes de terre ou que je fabrique des bombes Ă  fragmentation n’a aucune importance, du moment que mon produit trouve un acheteur et transforme ainsi mon argent en davantage d’argent. Base de la valorisation de la valeur, le travail constitue une fin en soi et un principe social contraignant dont l’unique but consiste Ă  accumuler toujours plus de travail mort » sous forme de capital. Une contrainte Ă  laquelle tout est soumis dans la mĂȘme mesure ne se maintiendra durablement qu’à condition que ceux qu’elle ligote apprennent Ă  aimer leurs chaĂźnes. En cela aussi la sociĂ©tĂ© bourgeoise se distingue des prĂ©cĂ©dentes. D’Aristote Ă  Thomas d’Aquin en passant par Augustin, les philosophes de l’AntiquitĂ© et du Moyen Age ont cĂ©lĂ©brĂ© l’oisivetĂ© – et surtout pas le travail – comme la voie menant Ă  une vie heureuse Au dire de la plupart des hommes, le bonheur ne va pas sans le plaisir. » Aristote 384 – 322 av. Ethique Ă  Nicomaque L’apprentissage de la vertu est incompatible avec une vie d’artisan et de manƓuvre. » Aristote, Politique Quittons ces vaines et creuses occupations abandonnons tout le reste pour la recherche de la vĂ©ritĂ©. » Augustin 354 – 430 ap. Les Confessions Absolument et de soi la vie contemplative est plus parfaite que la vie active. » Thomas d’Aquin 1125 – 1274, Somme thĂ©ologique D’autres ne seront pas du mĂȘme avis, tels par exemple les fondateurs de certains ordres monastiques qui verront dans le travail un moyen d’atteindre l’ascĂšse et l’abstinence. Mais c’est seulement au protestantisme qu’il reviendra d’en faire un principe Ă  grande Ă©chelle, appliquĂ© Ă  l’ensemble de la population L’oisivetĂ© est pĂ©chĂ© contre le commandement de Dieu, car Il a ordonnĂ© qu’ici-bas chacun travaille. » Martin Luther 1483 – 1546 Et les LumiĂšres n’auront de cesse d’élever l’éthos du travail, autrement dit l’obligation morale de travailler, au rang de fin en soi Il est de la plus haute importance que les enfants apprennent Ă  travailler. L’homme est le seul animal qui doit travailler. » Kant, RĂ©flexions sur l’éducation, 1803 La plus grande perfection morale possible de l’homme est de remplir son devoir et par devoir. » Kant, Principes mĂ©taphysiques de la morale, 1797 Il n’existe qu’une seule Ă©chappatoire au travail faire travailler les autres pour soi. » Kant, Critique du jugement, 1790 De ces trois vices la paresse, la lĂąchetĂ©, la faussetĂ©, le premier semble ĂȘtre le plus mĂ©prisable. » Kant, Anthropologie d’un point de vue pragmatique, 1798 Que l’on s’informe tout particuliĂšrement sur les personnes qui se distinguent par une conduite indigne ! On dĂ©couvrira invariablement soit qu’elles n’ont pas appris Ă  travailler, soient qu’elles fuient le travail. » Fichte, Discours Ă  la nation allemande, 1807 Comme il apparaĂźt dĂ©jĂ  dans les derniĂšres citations, l’amour du travail s’avĂšre Ă©troitement liĂ© Ă  la haine des oisifs Chacun doit pouvoir vivre de son travail, dit un principe avancĂ©. Ce pouvoir-vivre est donc conditionnĂ© par le travail et n’existe nullement lĂ  oĂč la condition ne serait pas remplie. » Fichte, Fondement du droit naturel, 1796 Dans les pays chauds, l’homme est mĂ»r plus tĂŽt Ă  tous Ă©gards mais n’atteint pas la perfection des zones tempĂ©rĂ©es. L’humanitĂ© dans sa plus grande perfection se trouve dans la race blanche. Les Indiens jaunes n’ont que peu de capacitĂ©s, les Noirs leur sont bien infĂ©rieurs encore, et au plus bas de l’échelle se placent certaines peuplades amĂ©ricaines. » Kant, GĂ©ographie physique, 1802 Le barbare est paresseux et se distingue de l’homme civilisĂ© en ceci qu’il reste plongĂ© dans son abrutissement, car la formation pratique consiste prĂ©cisĂ©ment dans l’habitude et dans le besoin d’agir. » Hegel, Principes de la philosophie du droit, 1820 Ces propos excluants et racistes sous la plume des philosophes des LumiĂšres ne sont nullement de simples accidents de parcours mais relĂšvent au contraire de l’essence mĂȘme de l’idĂ©ologie du travail. Parce que ce courant de pensĂ©e transfigure le travail en vĂ©ritable but de l’existence de l’homme », tous les dĂ©sƓuvrĂ©s se voient par contrecoup exclus de la race humaine » l’homme est tenu de travailler ; partant, celui qui ne travaille pas ne peut prĂ©tendre au statut d’ĂȘtre humain Ă  part entiĂšre. Ce qui s’exprime ici, c’est la colĂšre du bourreau de travail blanc envers la pression qu’il s’est lui-mĂȘme imposĂ©e, une colĂšre qui prend pour cible tout ce qui fait mine de ne pas se soumettre Ă  ladite pression et de mener une existence oisive les femmes, en charge de la vraie vie » au sein de la sphĂšre privĂ©e – dissociĂ©e du travail – de la famille bourgeoise ; toutes sortes de peuples les attributions sont, cette fois, plus variĂ©es vivant, sans travailler, d’amour et d’eau fraĂźche ; ou encore le capital accapareur[2] », qui s’approprie sans travailler la survaleur créée par d’autres. Les idĂ©ologies modernes du sexisme, du racisme, de l’antitsiganisme et de l’antisĂ©mitisme sont fondĂ©es, elles aussi, sur l’éthos du travail. A partir des annĂ©es 1970, en faisant disparaĂźtre du procĂšs de production des quantitĂ©s toujours croissantes de travail, le potentiel de rationalisation de la microĂ©lectronique a plongĂ© le capitalisme dans la crise. Pour autant, la pression intĂ©rieure et extĂ©rieure qui pousse les hommes Ă  travailler n’a pas diminuĂ© mais s’est mĂȘme au contraire accentuĂ©e Ă  mesure que se rarĂ©fiaient les emplois ». Pour les laissĂ©s pour compte, les conditions se sont durcies ils sont dĂ©sormais trop nombreux pour que leur entretien humain reste longtemps encore compatible avec le maintien de la compĂ©titivitĂ© au plan global. La nĂ©cessitĂ© incontournable de ramener les hommes au travail » Angela Merkel ne fait qu’obscurcir la perception du problĂšme la responsabilitĂ© du chĂŽmage ne serait plus imputable Ă  la disparition progressive du travail mais aux chĂŽmeurs eux-mĂȘmes, qu’il faudrait par consĂ©quent ramener, par tous les moyens de coercition dont on dispose, Ă  un travail qui n’existe plus. Quelque chose de semblable se dĂ©roule Ă©galement au niveau europĂ©en on impose aux pays en faillite » restĂ©s Ă  la traĂźne de l’Europe des politiques d’austĂ©ritĂ© grĂące auxquelles ils sont censĂ©s, une fois cette pĂ©nible Ă©preuve traversĂ©e, redevenir compĂ©titifs. C’est aussi crĂ©dible que si la FĂ©dĂ©ration allemande de football prĂ©tendait, par un entraĂźnement appropriĂ©, hisser tous Ă  la fois les dix-huit clubs de la Bundesliga[3] aux quatre places possibles en Ligue des champions[4]. Il n’y a manifestement d’issue que dans l’abolition du travail, mais cela implique bien sĂ»r d’abolir Ă©galement le capitalisme. S’y oppose en outre notre Ă©thos du travail, fruit de plusieurs siĂšcles de dressage D’aucuns diront qu’il est certes agrĂ©able d’avoir un peu de loisir, mais que les gens ne sauraient pas comment remplir leurs journĂ©es s’ils n’avaient Ă  travailler que quatre heures par jour. Dans la mesure oĂč cela est vrai dans le monde moderne, cela constitue un reproche adressĂ© Ă  notre civilisation ; Ă  toute autre Ă©poque antĂ©rieure, ce n’aurait pas Ă©tĂ© le cas. » Bertrand Russell, Eloge de l’oisivetĂ©, 1932 Le sort que Hegel assignait aux barbares » nous revient donc celui qui est sans emploi n’a plus qu’à rester plongĂ© dans son abrutissement ». Autrement dit si le sujet bourgeois rĂ©pugne tellement Ă  imaginer sa vie sans le travail, c’est aussi parce que derriĂšre son Ă©thos du travail rĂŽde la peur panique de sa propre vacuitĂ©. Version augmentĂ©e du texte publiĂ© dans Konkret, n°5, 2012 Traduction de l’allemand SĂźnziana [1]Ndt Syndrome d’épuisement professionnel. [2]Ndt Allusion Ă  la vision nazie mais qui est aussi celle d’une partie de la gauche opposant un bon capital crĂ©ateur schaffende Kapital Ă  un mauvais capital accapareur raffende Kapital. [3]Ndt Le championnat fĂ©dĂ©ral allemand. [4]Ndt Le championnat europĂ©en. ★★★★☆ Ă©toiles sur 5 de 775 notesEloge de l'oisivetĂ© Petite Collection - de Bertrand RUSSELL AuthorCaractĂ©ristiques Eloge de l'oisivetĂ© Petite CollectionLe paragraphe suivant rĂ©pertorie des faits communes concernant Eloge de l'oisivetĂ© Petite CollectionLe Titre Du LivreEloge de l'oisivetĂ© Petite CollectionDate de ParutionTraducteurNazam EwenChiffre de Pages326 PagesTaille du MBLangue du LivreAnglais et FrançaisÉditeurSt. Dominic's PressISBN-100182519330-CPTType de E-BookEPub PDF AMZ AFP ODOCde AuteurBertrand RUSSELLEAN530-4259514233-KFVNom de FichierEloge-de-l'oisivetĂ©-Petite-Collection.pdfTĂ©lĂ©charger Eloge de l'oisivetĂ© Petite Collection Livre PDF GratuitAvec ce livre Ă©crit en 1930 l’éditeur poursuit son propre Ă©loge de la paresse pour installer une vĂ©ritable collection Et dans ce livre comme dans les autres c’est la morale du travail de l’Etat esclavagiste» qui est stigmatisĂ©e l’oisivetĂ© Ă©tant supposĂ©e nous en libĂ©rerIf looking for a ebook by SĂ©nĂšque Éloge de loisivetĂ© La Petite Collection French Edition in pdf form then you have come on to the correct websiteL’oisivetĂ© otium n’était pas pour les Romains un vilain dĂ©faut mais au contraire le contrepoint nĂ©cessaire au negotium Ă  l’activitĂ© celle des affaires courantes et extraordinaires qui dilapident le temps et exacerbent les passionsEloge de lOisivetĂ© Petite Collection de Bertrand Russel Poche Commandez cet article chez Eloge de loisivete Bertrand Russel Allia Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec 5 de rĂ©duction ou tĂ©lĂ©chargez la version eBookFormat BrochĂ© EAN13 9782844850836 ISBN 9782844850836 Éditeur Éditions Allia Date de publication 26012002 Collection Petite collection Nombre de pagesAcheter le livre Eloge de loisivetĂ© Bertrand Russell Éditions Allia Petite collection 9782844850836 DĂ©couvrez notre rayon Essais LittĂ©raires “Les mĂ©thodes de production modernes nous Bonjour j'ai vraiment besoin d'aide pour ce commentaire j'ai vraiment du mal. Je ne sais pas par quoi commencer. Vous ĂȘtes ma derniĂšre chance. Merci d'avance. Voici le texte De toute Ă©vidence, s’ils avaient Ă©tĂ© laissĂ©s Ă  eux-mĂȘmes, les paysans des collectivitĂ©s primitives ne se seraient jamais dessaisis du maigre excĂ©dent qui devait ĂȘtre consacrĂ© Ă  la subsistance des prĂȘtres et des guerriers, mais aurait soit rĂ©duit leur production, soit augmentĂ© leur consommation. Au dĂ©but, c’est par la force brute qu’ils furent contraints de produits ce surplus et de s’en dĂ©munir. Peu Ă  peu cependant, on s’aperçut qu’il Ă©tait possible de faire accepter Ă  bon nombre d’entre eux une Ă©thique selon laquelle il Ă©tait de leur devoir de travailler dur, mĂȘme si une partie de leur travail servait Ă  entretenir d’autres individus dans l’oisivetĂ©. De la sorte, la contrainte Ă  exercer Ă©tait moindre, et les dĂ©penses du gouvernement en Ă©taient diminuĂ©es d’autant. Encore aujourd’hui, 99 % des salariĂ©s britanniques seraient vĂ©ritablement choquĂ©s si l’on proposait que le roi ne puisse jouir d’un revenu supĂ©rieur Ă  celui d’un travailleur. La notion de devoir, point de vue historique s’entend, fut un moyen qu’ont employĂ© les puissants pour amener les autres Ă  consacrer leur vie aux intĂ©rĂȘts de leurs maĂźtres plutĂŽt qu’aux leurs. Bien entendu, ceux qui dĂ©tiennent le pouvoir se masquent cette rĂ©alitĂ© Ă  eux-mĂȘmes en se persuadant que leurs intĂ©rĂȘts coĂŻncident avec ceux de l’humanitĂ© tout entiĂšre. C’est parfois vrai les AthĂ©niens qui possĂ©daient des esclaves, par exemple, employĂšrent une partie de leurs loisirs Ă  apporter Ă  la civilisation une contribution permanente, ce qui aurait Ă©tĂ© impossible sous un rĂ©gime Ă©conomique Ă©quitable. Le loisir est indispensable Ă  la civilisation, et, jadis, le loisir d’un petit nombre n’était possible que grĂące au labeur du grand nombre. Mais ce labeur avait de la valeur, non parce que le travail est une bonne chose, mais parce que le loisir est une bonne chose. GrĂące Ă  la technique moderne, il serait possible de rĂ©partir le loisir de façon Ă©quitable sans porter prĂ©judice Ă  la civilisation. La technique moderne a permis de diminuer considĂ©rablement la somme de travail requise pour procurer Ă  chacun les choses indispensables Ă  la vie. La preuve en fut faite durant la guerre. Au cours de celle-ci, tous les hommes mobilisĂ©s sous les drapeaux, tous les hommes et toutes les femmes affectĂ©s soit Ă  la production de munitions, soit encore Ă  l’espionnage, Ă  la propagande ou Ă  un service administratif reliĂ© Ă  la guerre, furent retirĂ©s des emplois productifs. MalgrĂ© cela, le niveau de bien-ĂȘtre matĂ©riel de l’ensemble des travailleurs non- spĂ©cialisĂ©s cĂŽtĂ© des AlliĂ©s Ă©tait plus Ă©levĂ© qu’il ne l’était auparavant ou qu’il ne l’a Ă©tĂ© depuis. La portĂ©e de ce fait fut occultĂ©e par des considĂ©rations financiĂšres les emprunts donnĂšrent l’impression que le futur nourrissait le prĂ©sent. Bien sĂ»r, c’était lĂ  chose impossible personne ne peut manger un pain qui n’existe pas encore. La guerre a dĂ©montrĂ© de façon concluante que l’organisation scientifique de la production permet de subvenir aux besoins des populations modernes en n’exploitant qu’une part minime de la capacitĂ© de travail du monde actuel. Si, Ă  la fin de la guerre, cette organisation scientifique laquelle avait Ă©tĂ© mise au point pour dĂ©gager un bon nombre d’hommes afin qu’ils puissent ĂȘtre affectĂ©s au combat ou au service des munitions avait Ă©tĂ© prĂ©servĂ©e, et si on avait pu rĂ©duire Ă  quatre le nombre d’heures de travail, tout aurait Ă©tĂ© pour le mieux. Au lieu de quoi, on en est revenu au vieux systĂšme chaotique oĂč ceux dont le travail Ă©tait en demande devaient faire de longues journĂ©es tandis qu’on n’abandonnait le reste au chĂŽmage et Ă  la faim. Pourquoi ? Parce que le travail est un devoir et que le salaire d’un individu ne doit pas ĂȘtre proportionnĂ© Ă  ce qu’il produit, mais proportionnĂ© Ă  sa vertu, laquelle se mesure Ă  son industrie.